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Cours de Noëllise et Ebooks

Je donne toujours des cours de dessin, de peinture acrylique et à l'huile, et de pastels à Saint-Lazare. Sessions de 12 semaines, matériel tout fourni. Pour adultes (inscription en tout temps) Enfants: début des cours 13 septembre prochain.

A la demande de mes élèves en arts visuels, et pour transmettre ce que mon expérience d'artiste et ma formation m'ont apporté, j'ai conçu des cahiers d'apprentissage disponibles en fichiers .pdf et sur CD. Les trois premiers livres numériques (d'une série qui en comptera 27 autres) ont pour titre:

'Devenir artiste-peintre: mode d'emploi' (adultes)  $20. CAD

'Devenir artiste-peintre: (enfants de 8 ans et plus) $20. CAD

'Créer avec les pastels' (adultes) $20. CAD

Chaque cahier compte 26 pages de techniques, trucs et astuces d'artiste, lexique, exercices, recettes de mélanges de couleurs, illustrations, etc.

Il faut ajouter les frais postaux lorsque vous désirez le cahier sur CD.

Mode de paiement: Paypal

Pour information: mediol@sympatico.ca

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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 15:07







Qui que vous soyez, votre visite me fait plaisir. Si vous voulez me connaître un peu mieux, vous pouvez consulter u
n autre blog, dans lequel se trouve une biographie
(http
://artcameleon.lemultiblog.com/) ou allez faire un tour sur mon site tout neuf :
http://www.noellisart.com/




Si vous avez une question à propos d'une technique d'art, je tenterai d'y répondre de mon mieux. Commentaires bienvenus.

                   A bientôt!


                       Noëllisart (mediol@sympatico.ca)
 
Par Noellisart
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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 15:01

L’expression ne peut être plus appropriée…le sujet aura fait couler beaucoup d’encre. Il faut dire que, depuis l’invention géniale de l’imprimerie par Gutenberg, le livre papier continue de garder ses racines bien ancrées dans notre culture. Avec l’arrivée du livre numérique, la question se pose : les deux formules peuvent-elles cohabiter?

 

Il y a un peu moins de 10 ans, arrivait en grande pompe le ‘ebook’ - qu’on appelle maintenant livre numérique ou électronique* - avec son lot d’enthousiasme intellectuel et de craintes alarmistes. Si vous vous souvenez, les éditeurs s’étaient alors demandé si le livre virtuel n’allait pas peu à peu précipiter le déclin du livre papier. « Les livres seront-ils piratés ? Les prix vont-ils chuter ? Des métiers vont-ils disparaître ? »

 

Reculons un peu dans le temps…Quand la radio est arrivée dans les années ‘20, on a prédit la mort des journaux. Quand la télé a fait son entrée dans les foyers vers 1960, on a cru à la mort de la radio et des journaux. Dès l’entrée fulgurante d’Internet, on a annoncé la mort des trois! Pourtant, on constate aujourd’hui que ces mediums d’information font bon ménage et se partagent les faveurs du public. Et l’avenir du livre papier dans tout ça ? Selon moi, il ne saurait être remis en cause et je vais vous dire pourquoi : grâce à Internet, on n’a jamais tant lu et tant écrit. A travers l’univers fascinant des sites et des blogs, le livre papier continue partout dans le monde à être référé, lancé, commenté, annoncé et vendu.

 

Le plaisir de toucher un bouquin, l'odeur du papier, de l'encre, et son aspect pratique, représentent autant de raisons pour lesquelles le livre électronique n'a pas remplacé le livre papier dans le coeur des bibliophiles. Par contre, ce n’est pas parce que la version papier conserve tout son charme que le livre électronique n’a pas d’avenir. Aucune bibliothèque ne peut contenir tous les livres écrits ou sur le point de l’être. Les qualités technologiques du livre électronique ont de quoi séduire l'amateur de lecture : sa mémoire permet de constituer de véritables bibliothèques portatives; il facilite la prise et l’organisation des notes, la recherche d’occurrences de mots ou d'expressions, la consultation d’un dictionnaire interne, l’impression d’extraits et de pages choisis. Le texte peut ainsi être traité avec beaucoup de facilité à la maison ou au bureau mais aussi en déplacement ou dans les transports. La flexibilité du livre électronique se prête donc particulièrement bien aux personnes appelées à se déplacer souvent, aux étudiants, ainsi qu’à tous ceux qui préfèrent se nourrir l’esprit dans le confort de leur domicile.

 

Les éditeurs en ligne n'ont pas de stocks de livres imprimés, de gestion des retours et d'éventuelles opérations de distribution à gérer. En plus d’éviter que plus d’arbres soient coupés pour la fabrication du papier, on économise sur l’encre, sur le personnel. Sans compter, le coût de l’essence des camions acheminant les caisses de livres. Les économies ainsi réalisées permettent de faire des choix éditoriaux plus audacieux, de numériser non seulement les nouveautés, mais également les fonds des éditeurs, afin de rendre accessibles au public des œuvres qu’on ne trouve plus en librairie traditionnelle. Les livres numériques ne sont jamais épuisés : ils sont éternels.

 

Je suis d’avis que les livres papier coexisteront de plus en plus avec les livres électroniques.  Ils sont indubitablement complémentaires et deviendront au fil du temps indissociables. Lorsque l'on parlera d'un livre, il aura souvent les deux formes : papier et électronique. Bel exemple de cohabitation non?

 

*Le terme «livre électronique ou numérique» désigne les livres, magazines, journaux, manuels ou toute autre publication qu'on peut consulter, distribuer ou conserver ou imprimer sous forme de fichiers numériques.

 

Par Noellisart
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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 14:58

maison-arbre.jpg

    Enfant de ville, je rêvais d’une maison dans un arbre, au creux d’une forêt. Une simple et merveilleuse cabane en bois sur le  bord d’un ruisseau. Par le cinéma de mon imaginaire, j’y retournais souvent, seule ou avec mes amis. Je me voyais servant le thé dans de minuscules tasses de porcelaine chinoise, agenouillée près d’une petite table sculptée de motifs entrelacés. A chaque visite – que l’on dirait aujourd’hui « virtuelle » - je me plaisais à embellir mon coin de paradis. Tantôt apparaissaient des coquelicots dans un vase irisé; un autre jour, s’était installée sur une branche, comme par magie, une maisonnette pour les oiseaux. Plus particulièrement, des chardonnerets si je me rappelle bien.

 

    Dans ce refuge, comme les idées entraient avec facilité dans mon esprit! J’y ai rédigé des pages et des pages de poèmes et de lettres, et créé une multitude de dessins et de croquis. Un bon endroit aussi pour rêver, guérir d’un chagrin, ou mieux comprendre les autres, à distance. Plus tard, autour de ma cabane, j’ai imaginé un monde, un peu comme celui de Tolkien dans Le Seigneur des Anneaux. Je devenais alors le témoin silencieux à l’écoute du quotidien de mes personnages. Quel merveilleux laboratoire…

 

   Certains d’entre vous ont peut-être connu le bonheur de posséder une véritable cabane dans un arbre. J’espère que les années qui passent n’ont pas réussi à effacer tout à fait ce souvenir de votre mémoire car un refuge, même virtuel, nous attend toujours quelque part lové dans un coin du cœur ou de l’esprit. Il s’agit de s’y évader, de temps en temps, pour refaire connaissance.

 

   Tout à l’heure, je me suis assise à mon bureau devant mon ordinateur avec l’intention de rédiger quelques lignes lorsque mon regard a été attiré par le reflet de la porte de la gloriette* dans la fenêtre qui jouxte mon coin de travail. Je vais tenter de vous décrire l’image : cette porte en dentelle de bois et son cadre semblent installés au creux de deux branches solides formant un « V » dans le haut d’un des ormes qui bordent la maison. Fascinant! Cela me paraît tellement réel que je me suis retrouvée dans ma cabane imaginaire d’autrefois et puis j’ai eu envie de partager ce souvenir avec vous.

 

 

*joli pavillon extérieur en bois, souvent octogonal, pour y prendre du bon temps l’été

à l’abri des moustiques.

  

Par Noellisart
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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 14:55

     Colorful-Ferns-in-Autumn--Acadia-National-Park--Maine.jpg

UN  SECOND REGARD                     

 

     Ma chronique d’aujourd’hui s’adresse aux Laurentiens ainsi qu’aux visiteurs amoureux des paysages de cette belle région du Québec. Des montagnes, des boisés généreux d’essences de toutes sortes, des lacs à ne plus savoir qu’en faire, des sentiers plus ou moins cachés et mille parcours pour nous permettre de garder la forme, l’air parfumé grâce aux conifères, aux fleurs sauvages et plantes odorantes, quelle richesse à chaque saison!

 

   Tout u  n monde à explorer par les sens et par l’esprit, à condition de prendre le temps de s’ouvrir à ce que Dame Nature nous offre si généreusement. Justement, la semaine dernière, je me penchais sur l’influence du Temps sur nous et notre façon d’y répondre. Dans la même lancée, je me demande aujourd’hui : prenons-nous vraiment le temps de regarder ce qui nous entoure? Car regarder, selon moi, demeure un exercice passif alors qu’observer implique une concentration qui nous oblige à participer.

 

  Pendant l’été, au soleil ou sous la pluie, amusez-vous à développer votre second regard, une nouvelle façon de poser les yeux sur l’environnement qui devient alors bien autre chose qu’un beau décor. Par exemple, prenons un arbre : « son feuillage est vert et le tronc brun, gris ou blanc », diront plusieurs. Pas aussi simple…car la palette des verts comporte un éventail de tons et de nuances assez surprenant et le bois de l’écorce qui nous semble brun est, en fait, un amalgame de tons passant de l’orange au jaune, de l’orangé au violet bleuté même. Les artistes vous le confirmeront : pour arriver à peindre un tronc d’aspect naturel sur la toile, vous ne pourrez utiliser que du brun. Tout comme pour les bouleaux, le blanc uniquement donnera un aspect de gouache matte.

 

   Et maintenant la lumière. Avez-vous remarqué à quel point la lumière de fin de journée, entre 18h et 19h.30 prend un aspect doré, évidemment lorsque le soleil nous honore de sa présence? Sans oublier les effets pastels d’une lumière matinale. Et même sous la pluie, apparaissent des couleurs – au second regard, bien sûr – tels les gris bleutés, les mauves et parfois même quelques traces de couleur ambrée. Au cours de mes promenades, j’ai remarqué que la qualité de la lumière prenait un aspect différent selon l’endroit où l’on se trouve. Un coucher de soleil à Morin Heights ne présente pas le même « tableau » qu’à Mont-Tremblant ou qu’à Val-David, par exemple. Observez…

 

   Prendre le temps de s’ouvrir ne serait-ce qu’aux nuances de la couleur qu’offre la Nature constitue un plaisir gratuit et durable. Un regard entraîné  - ce que j’appelle le second regard - ne s’éteint jamais et vous permet pour toute votre vie de voir le monde autrement.

Par Noellisart
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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 14:44

why-cats-paint.jpgPICASSO LE CHAT!!  Par Noëllise Turgeon

 

Je viens de découvrir que les chats peuvent faire de la peinture. Incroyable! Toujours à la recherche d’un bouquin sur l’art qui m’aurait échappé, je suis tombée récemment sur un livre intitulé « Why Cats Paint » de Heather Busch et Burton Silver. Voyez ci-contre comment seule la couverture vaut le détour.

 

Ainsi, j’ai appris que non seulement les chats – 40 % d’entre eux – arrivent à créer des formes avec de la peinture mais qu’ils démontrent un style artistique personnel (impressionniste, expressionniste, abstrait). Le décor ambiant influence leur inspiration et certains utilisent même des modèles. Un peu sceptique malgré les photos assez éloquentes du bouquin mentionné plus haut, j’ai poussé ma recherche sur le Net. Des témoignages de propriétaires de chats-artistes, il y en a plein et, même sur YouTube (cat painting), nous avons droit à plusieurs démonstrations in visu de félins en train de s’exprimer sur toile.

 

Ce jour-là, pas besoin de vous dire que j’ai regardé notre chatte Fanny d’un œil nouveau. En fait d’expression artistique, nous étions à la maison déjà au courant de son œuvre en griffures sur le divan du salon ainsi que sur le mur jouxtant sa litière mais faudrait-il y voir l’expression d’un chat frustré, empêché d’exprimer davantage son talent? Mmm, pas sûre…

 

La grande question : comment a-t-on découvert que les chats, du moins certains, arrivent à peindre? Si j’ai bien compris, des gens auraient remarqué que leur chat aimait bien gratter la terre ou sa litière pour s’essuyer ensuite les pattes sur un arbre ou contre une surface à proximité; ce qui produisait « un dessin » particulier. De là, à penser à lui faire reproduire ces marques avec de la peinture…

 

Pour tenter l’expérience (sans forcer le chat d’aucune manière cependant) on place d’abord devant lui une assiette contenant de la peinture non toxique, sans odeur (de la gouache par exemple), à la température de la pièce. Juste à côté, il faut installer à plat un morceau de plexiglas ou simplement un grand carton blanc assez rigide. Si votre chat n’hésite pas habituellement à se mouiller un peu le bout des pattes, il y a des chances pour que l’expérience réussisse. Il s’agit d’appliquer un peu de couleur sur ses coussinets et de le convaincre…de marcher sur le carton ou encore de former des traits sur le carton en lui tenant gentiment la patte. Jusqu’à ce que le chat comprenne le processus. Il faut s’armer de patience, dit-on. Je n’en doute même pas.

 

Au fond, je pense que les deux auteurs de ce livre - convaincus qu’ils sont de la créativité des félins - ont fait preuve de beaucoup d’humour dans la présentation de leur recherche. Si le sujet vous intéresse, je vous suggère d’aller faire un tour sur Internet. Vous y trouverez beaucoup d’information mais également des expositions d’œuvres de chats doués et ce, à travers le monde.

Par Noellisart
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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 14:42



Qu’est-ce que le Temps, finalement? « Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l'expliquer, je ne sais plus." Cette célèbre phrase de Saint-Augustin illustre à quel point le temps peut être difficile à définir.

 

 

 

Nous pouvons le mesurer, mais pas l'observer en le mettant à distance car il nous affecte sans cesse. Nous sommes inexorablement dans le temps. Ne vous en faites pas, même les physiciens n’arrivent pas à en préciser clairement la nature. Et pourtant, il nous occupe l’esprit (et l’agenda…) à chaque jour, à chaque heure pour certains d’entre nous.

 

   Avez-vous remarqué comment le temps se déroule lentement lorsqu’on s’ennuie alors qu’il file à pleine vitesse lorsque nous sommes absorbés par une activité agréable? Si l’on ne peut clairement définir le temps qui passe, nous arrivons à en mesurer la durée. Du moins, la montre, l’horloge et tous les bidules de l’industrie technologique nous donnent l’impression d’y parvenir.

 

   Saviez-vous que les horloges, lorsqu’elles ont été inventées – au XIVe siècle - ne donnaient pas toutes la même heure parce que les ressorts qu’elles contenaient n’avaient pas tous le même niveau de tension? Les secondes étaient plus courtes sur certaines et plus longues sur d’autres. Par la suite, heureusement, des références à suivre ont été établies pour qu’une seconde soit la même pour tout le monde. Un voltmètre, par exemple, mesure une différence de potentiel électrique entre deux points, mais une horloge ça ne mesure rien. Alors, on a choisi de mettre 60 secondes dans une minute alors qu'on aurait tout aussi bien pu en mettre 20, 40 ou 100.

 

   L’origine de la mesure du temps remonte à l’Égypte ancienne - environ 4 000 ans av. J.C.  Grâce à l’observation des crues régulières du Nil, les lettrés de l’époque ont d’abord mis au point un calendrier agricole de douze mois de trente jours. Il faudra attendre 1500 av. J.-C., pour que ces mêmes Égyptiens divisent en douze parties égales le secteur parcouru par l’ombre portée sur le sol par un gnomon, bientôt remplacé par une horloge à eau, lorsqu’il s’agissait de compter les heures nocturnes. Ces horloges à eau, appelées par les Grecs « clepsydres », se sont répandues dès lors dans le monde dit civilisé. Ainsi, elles constituent la première ouverture vers des instruments mécanisés permettant le suivi régulier de l’écoulement des heures.  Plus tard, en 1641, Galilée dessina un projet d’horloge mais ce sont Christiaan Huygens et Salomon Coster qui construisirent la première horloge à pendule en 1657. Quant aux premières montres portables, elles datent du début du XVIe siècle, lorsque les artisans horlogers se mirent à réaliser des réductions d'horloges de table devenues transportables grâce à l'invention du ressort. Certains historiens affirment que l’intérêt de posséder une horloge mobile aurait débuté avec les riches marchands de la Renaissance qui souhaitaient connaître l'heure dans la "voiture" qui leur tenait lieu de bureau. La montre de carrosse naquit de ce besoin. La montre pendentif, puis la montre de poche, en sont la réduction.

 

   Si vous portez une montre – car il existe encore des affranchis – combien de fois y jetez-vous un coup d’œil dans la journée? Observez le phénomène, demain par exemple; vous risquez d’être surpris.  Il faut dire que dans notre société de consommation on           « pousse » sur le temps qui passe.  Les modèles de voitures sont annoncés plus d’un an d’avance et, dans les grands magasins, on parle du retour en classe dès le 1er juillet!

 

Par Noellisart
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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 22:18


Inspiration.jpg

Vint un temps où le risque de rester à l’étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d’éclore.

- Anaïs Nin

 
    Le syndrome de la page blanche, l’angoisse devant le canevas ou la feuille de musique encore vierge de notes…L  a peur du vide, vous connaissez? On a souvent le vertige quand il s’agit de créer. Dans certains cas, cela relève du geste courageux. Il faut dire que, symboliquement, le vide s’ouvre à tous les possibles, même à une liberté totale – si on ne se laisse pas museler par l’autocensure et la peur de l’échec. Et cette peur du vide, on ne s’en débarrasse pas vraiment; en fait, on crée malgré elle. 
 

    Faut-il attendre l’inspiration créatrice? Pour certains, c’est un absolu qui nécessite beaucoup de patience et exige parfois une ambiance dans un environnement particulier. Pour d’autres, il s’agit d’une excuse à peine déguisée pour éviter d’admettre une tendance à l’indécision ou à la procrastination. Puis, il y a ceux qui décident de la provoquer plutôt que l’attendre, comme Jack London dans son ouvrage Profession : écrivain : "Ne flânez pas en sollicitant l'inspiration ; précipitez-vous à sa poursuite avec un gourdin, et même si vous ne l'attrapez pas, vous aurez quelque chose qui lui ressemble remarquablement bien...»  J’aime bien cette approche qui nous incite, pour triompher de l’inertie et aller de l’avant, à travailler plutôt qu’espérer la venue magique de l’Euréka!, muse de notre époque.
 

    Pour mieux comprendre le processus, reportons-nous à l’étymologie du mot. ‘Inspiration’ vient du grec inspiratus qui signifie, au sens propre, l’action par laquelle l’air est inspiré dans les poumons et, au sens figuré, l’enthousiasme qu’il faut attendre ou développer pour créer. Tiens donc, créer serait comme respirer…intéressant. Dans ma recherche, j’apprends également que pour Littré, au 19e siècle, l’inspiration ne pouvait être que d’origine divine. Alors que, dans le passé, le mot était réservé aux artistes et aux poètes, il s'applique maintenant davantage à chacun de nous et aux actions les plus diverses. Il désigne dans tous les cas un mobile positif, généreux, créateur, ayant pour caractéristique de n'être pas volontaire. D’où la nécessité de garder l’esprit grand ouvert pour accéder au filon d’or de la mine de l’Imaginaire.
 

    L’aventure commence par le plaisir de s’étonner soi-même, de faire confiance à son potentiel inventif et d’en tirer parti. Regardez les enfants, - les plus jeunes en tout cas – l’enthousiasme qui caractérise leur élan créatif ne connaît aucun frein lorsqu’il est question de chanter, danser, peindre, ou dessiner.
 

Entreprendre une démarche créatrice, c’est oser s’ouvrir à l’inconnu, au jamais vu, au jamais dit, au jamais pensé même. Cela implique également des éléments essentiels à la création que sont l’ouverture d’esprit, la clarté des idées et des objectifs, une certaine discipline et... le plaisir. Car il faut savoir prendre du plaisir à créer. Trop souvent, on rencontre des artistes convaincus de la nécessité de souffrir pour appeler l’inspiration. Peut-être que la simple action de s’ouvrir à la créativité constitue un antidote à la souffrance.
 

La possibilité de créer appartient à tout le monde. Évidemment, cela demande des efforts mais on y gagne un bien inestimable : une meilleure connaissance de soi puisqu’on établit un contact avec ses émotions, ses sensations, son intuition, son histoire. La créativité peut également représenter une victoire du lâcher prise sur la peur et la possibilité d’imaginer un autre monde : le vôtre.
 

Je terminerai sur cette citation du professeur français E. Landernois : « Ne craignez pas la peur du vide. Elle est naturelle, elle ne vous blessera d’aucune manière. La seule chose qui vous fera du mal, c’est d’avoir laissé cette peur vous voler la joie de créer… »

 

Par noellisart - Publié dans : Arts visuels et Ecriture
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 22:57

     Vert de peur, rouge de colère, ‘avoir les bleus’, rire jaune…comme vous pouvez le constater, notre quotidien est imprégné de couleurs jusque dans nos émotions. Les décorateurs, les fleuristes, les artistes et les designers de mode l’ont compris depuis longtemps…
 

    Il faut reconnaître que notre perception des couleurs est tout à fait personnelle. Un environnement calmant pour l’un peut s’avérer irritant pour l’autre. Une étude de Guéguen, datant de 2004, a montré qu’à température égale, une boisson servie dans un verre bleu avait été jugée plus rafraîchissante qu’une autre servie dans un verre de couleur rouge. Si l’influence des couleurs sur notre humeur demeure un sujet controversé, voici néanmoins quelques effets mentionnés dans plusieurs études sur la question.
 

    Commençons par les couleurs primaires. On prétend que le jaune – couleur du soleil et de l’or – s’apparente à la vivacité d’esprit et à la créativité mentale. Par conséquent, très appropriée pour une pièce où se déroulent des activités intellectuelles, ou encore pour la couleur du vêtement porté un jour d’examen. Le bleu, quant à lui, symboliserait l’harmonie, la communication douce, l’imagination et la sérénité. Certains chercheurs ont avancé que le bleu et ses nuances exerceraient un effet bienfaisant sur chacun des sens, calmerait la fièvre et les troubles nerveux. Le rouge, alors là…voici, nous dit-on, la couleur par excellence de la vie, de la volonté, de la puissance et de l’énergie. Certains soulignent que le rouge peut favoriser la colère et énerver, d’autres la considèrent comme un puissant stimulant de la concentration. Question de saturation de la couleur et de nuances?
 

    Pour en mentionner quelques autres : le rose évoquerait l’amitié, la jeunesse, et la tendresse; l’orange, plus modéré que le rouge, apporterait optimisme et joie. Le violet serait associé à la spiritualité ainsi qu’à l’équilibre intérieur. Le vert, couleur tranquille tout comme le bleu, serait celle du calme, de la fraîcheur et de la santé. Les tons de beige et de brun procureraient une impression de sécurité.

    Le langage des couleurs n'est cependant pas universel et change selon les cultures et même les époques. Par exemple, le blanc, qui représente la pureté dans tout l’Occident depuis la fin du 18e siècle est associé au deuil dans les pays asiatiques. De plus, dans certaines langues, plusieurs noms peuvent être donnés à une même couleur en fonction du contexte. Par exemple, les Inuits disposent de 17 mots pour désigner le blanc alors que les Islandais utilisent le même mot pour le vert et le bleu. Sans compter les multiples nuances propres aux différentes couleurs. Le rouge est-il carmin, vermillon, ou magenta? Le bleu est-il marine, outremer, cobalt ou cyan? Je viens d’apprendre que les tapissiers disposent, pour le rouge seulement, de 500 références de nuances distinctes. C’est tout dire.

     La plupart des sources sur la symbolique des couleurs ont tendance à mélanger allègrement les époques et les domaines géographiques, à mêler sans discernement ésotérisme et langage publicitaire actuel, à évoquer les impacts psychologiques sans les rattacher aux données historiques et culturelles. Aussi, si le sujet vous intéresse, la littérature foisonne d’ouvrages sérieux (et moins sérieux) sur l’interprétation des couleurs et l’influence qu’elles peuvent avoir sur nos états d’âme. Il vous faudra donc faire preuve de discernement face aux sources que vous consulterez et de vous reporter, si besoin est, aux ouvrages de spécialistes tel que Michel Pastoureau, dont les recherches sur l'histoire des couleurs font autorité. 

 

Par noellisart
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 15:26
L'écriture et les arts visuels sont mes deux passions. Depuis plusieurs années, je crée un peu de tout en dessin, peinture, sculpture, bijoux et plus récemment modélisation 3D. Vous en trouverez ici quelques exemples:

Par noellisart
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 04:00
J’ai fait sa connaissance en 1982. Au premier regard, je l’ai trouvée charmante avec ce petit air ancien que certains auraient qualifié de désuet. Habillée de blanc et de gris-colombe, elle s’entourait de dentelles, de velours suranné, de coussins de satin froissé. Elle portait son grand âge avec grâce et dignité.

Au printemps, dans le salon bleu, un immense bouquet de lilas s’épanouissait dans un vase Lalique et sur les rebords des fenêtres souriaient quelques modestes brins de muguet.

Elle affectionnait les oiseaux et les papillons et, à chaque été, on en voyait arriver de partout pour courtiser son parterre. Je me souviens aussi des abeilles qui, attirées par les effluves sucrées des confitures refroidissant sur la véranda, n’auraient jamais osé se servir de leur dard contre la main qui doucement les éloignait.


Jamais notre famille ne pourra effacer de sa mémoire ces après-midis d’automne, un peu fous, où chacun se laissait lourdement tomber dans son monticule de feuilles à peine amassées...en rêvant de la tarte aux pommes qui cuisait doucement dans son parfum de cannelle.

Et ce moment tant attendu dès la première neige...le Réveillon de Noël chez elle. Par sa seule présence, elle nous faisait revivre les fêtes d’antan avec les bas colorés remplis de surprises et le grand sapin décoré occupant fièrement un tiers du salon. Par la fenêtre, l’espace d’un moment magique, un rayon de lune transformait les flocons en minuscules diamants qui venaient se figer sur les carreaux en étoiles de glace.

Les enfants, un à un, se sont éloignés de sa chaude sécurité. Ils sont partis chercher ailleurs des défis à leur mesure. Quelques années plus tard, il me prit à moi aussi des envies de projets.

Un matin d’octobre, après mûre réflexion, je fis mes bagages et me séparai d’elle. Je suis sortie. J’ai descendu les marches de bois blanc. Après quelques pas dans l’allée, je me suis retournée une dernière fois pour imprimer son image dans ma mémoire.

Que d’importance cette vieille maison aura toujours dans notre vie. Elle nous
réconforta comme le giron d’une bonne grand-mère et nous servit de racine après tant de déménagements successifs.

Il y a de ces habitations qui ont une âme. Et même, lorsque mes enfants étaient encore petits, ils croyaient certaines nuits de vent entendre des soupirs...
Par noellisart
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